Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee

Couverture Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Résumé made in me :

On suit l’histoire d’une famille Blanche d’une morale incroyable dans l’Alabama des années 1930. Durant les trois années que nous allons voir dans ce livre les problèmes sociaux qui tailladaient et tailladent. Composé de trois parties, une première l’enfance, la société et l’imprégnation du contexte. Une seconde plus forte qui est le procès de Tom Robinson dont nous reviendrons plus tard et une troisième parties sur les conséquence du procès.

Les points positifs :

J’ai tout d’abord apprécié la mise en contexte, la découverte des États-Unis de l’époque, de la classe paysanne qui est très pauvres (financièrement et culturellement) avec le jeune Cumingham. De même la façon dont on nous décrit la ville les habitants, les habitude des Radley, comment est Mme Maudie, cette découverte du voisinage est douce et agréable ponctué de moment sympathique comme l’épisode de la neige ainsi que d’événement plus triste tel l’incendie de la maison de Mme Maudie. Le contexte s’installe aussi avec la réaction des autres face à la décision d’Atticus Finch de défendre un noir, comment les enfants et la famille vont soutenir ou à l’inverse et c’est plutôt ce qui arrive désapprouver ce geste. Cette mise en contexte se finalise par un découpage très précis des classes social grâce à la tante de la narratrice, Alexandra, qui méprise fortement les noirs et les personnes de famille moins « nobles »

Après la mise en contexte le procès lui-même, c’est un petit quart du livre mais d’une intensité incroyable, le tout est très rythmé et captivant, on y découvre le monde de la justice, chaque personnage nous touche en bien ou en mal, on sent réellement une bataille du bien contre le mal. De même la tension qu’il y a dans la salle d’audience est transcrite à merveille. Malheureusement ce procès d’une ampleur et d’une durée inouïe débouchera sur une injustice criante.

On pourrait s’attendre que ce procès engendre plusieurs mécontentements, mais l’accusé qui va mourir en tentant de s’échapper va vite se faire oublier, il nous est bien raconté comment la vie reprend son train-train quotidien sans trop de soucis. Plus tard, c’est l’accusateur qui est en faite le coupable Mr Ewell qui va mourir de manière stupide. Dans cette troisième partie post procès on note une intervention de la maîtresse de Scout sur le Nazisme, en disant que personne ne peut oppresser d’autre homme sans raison, ce que dit la maîtresse fait réfléchir Scout et se demande alors pourquoi tant d’injustice envers les noirs.

Les points négatifs :

J’ai trouvé qu’il y avait plusieurs point négatifs gênant, il y a d’abord le début du livre, les 50 premières pages il faut vraiment s’accrocher, c’est un peu décousue, on a du mal à fixer une histoire ou une idée dans ce début qui s’est avéré pénible. De plus le style d’écriture sur ce début est assez désagréable presque brouillon. J’ai aussi que durant le procès lui-même on n’avait pas trop l’impression qu’il y ait une réelle ségrégation à part l’espace « noir », je trouve que cet aspect aurait pu être plus appuyé et marqué.

Remarque :

J’ai trouvé les espaces entre les chapitres assez long à certain moment certain aime d’autre moins. De plus je trouve que la première année se déroule très/ trop rapidement. Un autre point est dans la construction du dialogue qui est assez varié et des fois je trouve assez perturbateur.

Conclusion :

C’est un bon livre sans conteste, le chef-d’œuvre de la littérature américaine du Xxème siècle peut être pas. Mais il reste universelle, son attrait pour montrer les conséquence de l’intolérance face à l’intolérance sont toujours actuelle. Il ne faut pas hésiter à l’acheter sauf si le réalisme n’est pas votre fort.

19/20

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Un petit boulot – Iain Levison

Couverture Un petit boulot

Ce livre nous présente les États-Unis sous leur vrai visage, c’est une image peu fréquente loin du rêve Américain où tout le monde peu réussir. Ce livre pose deux problématique, du moins deux thèmes sont exploités. Le premier thème est bien évidemment l’Amérique délaissée du XXIème siècle. Le second thème est plus une approche philosophique sur la question de la morale.

La partie Américaine est intéressante montrant les méfaits de l’ultra-libéralisme et d’une économie déconnectée de la réalité. Ça nous présente un monde où le futur n’a que peu de place où la débauche et le délaissement de la population s’exprime. Il nous est bien illustré les problèmes de gestions de fond publique (fermeture des hôpitaux et des commerces mais un commissariat flambant neuf) ainsi que le règne d’une « mafia » dirigé par Gardocki et qui ne s’inquiète pas trop car dans le désespoir beaucoup préfère se noyer dans le drogue.

La question de moral est aussi intéressante avec la question suivante « Jusqu’à quand la morale s’applique quand il n’y a plus d’avenir et plus d’espoir », on voit bien que le personnage principal Jake accepte son job de tueur à gage du moment qu’il est désespéré mais dès qu’il rencontre Sheila et qu’un avenir devient possible avec le magasin il décide d’arrêter le « métier » de tueur à gage qu’il considère tout de même comme un simple job qu’il enseignera rapidement à un autre avant de décrocher.

Parlons maintenant du style d’écriture, c’est sincèrement une réussite un rythme parfait, il n’y a jamais de moment de blanc, c’est très prenant et on se fait absorber par un style d’écriture moderne. Des phrases simples avec tout de même de l’émotion. Le texte est très très bien structuré, c’est vraiment agréable à lire. Les personnages sont peu nombreux on ne rentre pas vraiment dans leur intimité mais ils sont pleins de réalisme ce qui les rends appréciables.
Pour conclure c’est une œuvre très sympathique, c’est presque un sans faute finalement ce qui peut faire peur c’est le sujet qui est traité, il n’intéresse pas tout le monde mais il est tellement bien traiter qu’on est obligé d’accepter qu’il reste très bon il faut vraiment le lire

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Le Parfum – Patrick Süskind

Couverture Le Parfum

Résumé made in me :

C’est l’histoire de Jean Baptiste Grenouille un enfant qui n’a pas beaucoup de chance dans la vie. Il a le nez le plus sensible du monde mais lui même n’a pas d’odeur. Son sens développé de l’odorat la rendu apathique et sauvage mais il sait mentir, survivre et manipuler. Son rêve est de créer le parfum parfait, pour ça il partira de Paris où il est devenue compagnon parfumeurs et après plusieurs étapes en Auvergne et à Montpelier, il se retrouve à grâce où il met au point son parfum le plus parfait.

Les points positifs :

L’écriture est des plus agréables, des phrases simples dans leurs structures et un vocabulaire bien dosé entre le soutenu et le commun. Cette écriture est le support de personnage très bien présenté et suivi, tous les personnages « important », même ceux qui sorte de l’histoire, sont suivi jusqu’à leur mort et même jusqu’après la mort de Grenouille (Mme Gaillard par exemple). De plus les aspirations et la personnalité de chaque personnage ainsi que leurs états d’esprits, notamment celui de Grenouille face à ses actes et aux autres, sont bien décrient nous rendant proche des personnages de même que l’emploie de surnom dans le texte comme « gnome » pour grenouille donne une atmosphère décontractée. De plus ce texte est foisonnant de détail sur les procédés de la parfumerie comme sur le XVIII ème siècle. Il y trois passages que j’ai bien aimé, le premier pour son style car il est écrit comme une pièce de théâtre. Le second pour son rythme qui est soutenue, c’est une joute verbale intense au moment où Grenouille souhaite se faire engager par Maître Baldini. Le troisième est le retour au présent sur les pratiques de certaines sectes de la théorie des fluides létale qui montre ce texte comme un texte presque documentaire.

Les points négatifs :

En fait, il n’y en a qu’un seul, c’est un passage du livre. C’est le passage dans la grotte où sont monde intérieur est décrit. Je n’ai pas du tout accroché c’était pour moi trop déconnecté de la réalité trop loin de quelque chose qu’on pouvait visualiser on voit bien d’ailleurs que les mots ne peuvent expliquer ce monde incroyable qui est à l’intérieur de Grenouille.

Remarque :

Je fus surpris par l’usage de subjonctif imparfait, oui on ne le voit pas souvent. J’ai aussi trouvé que le passage sur les meurtres était court. De plus j’ai du mal à me dire que ce livre qui décrit très bien la France du XVIII ème siècle a été écrit par un Allemand mais ça c’est mon avis purement personnel.

Conclusion :

Ce livre est un chef-d’œuvre, il se lit tout seul, il agréable et intéressant, je comprend pourquoi c’est un grand classique.

20/20

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